Bonjour
Une caméra qui observe, des cadres symétriques, des couleurs qui claquent et le vrai monde qui magasine. Deux films de 30 secondes, six déclinaisons de 10 secondes et quatorze centres qui se reconnaissent à l'écran — dans un univers assumé, inspiré de Wes Anderson.
L'intention
Chaque plan donne l'impression que la caméra était déjà là avant les personnages. Elle attend, fixe, silencieuse. Puis un geste, un regard, un petit accident vient briser l'ordre du cadre. C'est dans cet écart entre une mise en scène très précise et un comportement profondément humain que naît le ton de la campagne. Drôle parce que c'est exact. Beau parce que c'est simple. Mémorable parce que tout le monde s'y reconnaît.
Le vrai moteur de la campagne n'est pas la consommation : c'est le plaisir d'explorer. L'humour naît de la précision de l'observation, jamais de la caricature. Et un regard caméra discret, réservé au punch final de certaines scènes, devient notre clin d'œil de connivence : on sait, on fait tous pareil. La réalisation ne cherchera jamais à faire « publicité de centre commercial » — plutôt le plaisir d'une courte observation sociologique.
Intentions de mise en scène · Le découpage du réalisateur
Le découpage scène par scène des deux films, pensé pour que chaque scène se termine dans la suivante : match cuts, amorces, mouvements motivés. Storyboards, previz et références à l'appui — choisissez une scène, puis suivez les CUT pour dérouler le montage.
Le tic de magasinage le plus universel : toucher à tout. Tout. Tout.
Chapitre 02 · La structure du 30 secondes
Deux films maîtres, une seule grammaire, plusieurs portes d'entrée : Film A — « Parce que… » (un besoin réel + une exploration en centre = une satisfaction) et Film B — « Bienvenue à ceux… » (une galerie de portraits comportementaux, ton faux documentaire). Voici la mécanique du film A — quatre missions familières conclues par un tableau familial.
Un truck révèle peu à peu les portes de cabines, puis s'arrête sur la nôtre. Les vêtements s'accumulent par bonds impossibles — trois, sept, quinze. Elle sort et lève le pantalon choisi à hauteur d'yeux. VO : « Parce que t'as envie que ça fit comme un gant. »
Une succession de POV tactiles : la laine, la serviette contre la joue, l'objet pointu (retrait réflexe), la boîte qui entraîne une mini-catastrophe. Le toucher devient la mécanique sonore et visuelle de la scène. VO : « Que t'as besoin de toucher à tout. Tout. Tout. Oui, même à ça. »
Même caisse, même homme, quatre toutous différents en match cuts exacts. Au quatrième passage, il reconnaît la caméra : « ben oui ». VO : « Parce que t'as dit oui à quatre anniversaires ce mois-ci. »
Le plan part serré sur l'enfant — slush et biscuit — puis un long dolly out révèle le reste de la famille : sacs, boîte, chaos tendre. Chargés, mais satisfaits. VO : « Parce que t'as pas le temps de faire le tour de la ville… mais un p'tit tour ici, c'est toujours oui. »
Un passage au premier plan nettoie l'image et révèle la signature du centre. Quatorze centres, quatorze plaques locales — un seul tournage. VO / super : « Bienvenue au [Centre]. On vous reconnaît. »
Au montage, chaque mini-histoire possède son propre crescendo, mais toutes sont reliées par un objet qui traverse le cadre, un son qui se prolonge ou une direction de mouvement : le jeans tendu devient la matière du plan tactile, la boîte qui tombe est rattrapée sur le comptoir, le dernier toutou révèle le corridor où la famille avance.
à ceux qui ont besoin de toucher à tout.
à ceux qui font juste regarder.
à ceux qui attendent juste quelqu'un qui revient dans… dix minutes, promis.
à ceux qui ne vont jamais du bon bord à la sortie.
à ceux qui passent ici pour la troisième… hum… quatrième fois aujourd'hui.
et à ceux qui sont vraiment juste venus… pour la surprise.
Formats courts
Chaque déclinaison possède un récit complet — constat, crescendo, punch, signature — et vit en 16:9, 9:16 et 1:1 sans donner l'impression d'un simple recadrage. Le message est compris avant la cinquième seconde.
3 / 7 / 15 vêtements, puis la porte qui s'ouvre sur le bon jeans. Essayer, comparer, trouver le bon maintenant.
Laine, serviette, objet pointu, boîtes qui tombent. Le plaisir physique de magasiner en vrai.
Quatre retours identiques à la caisse, puis le regard caméra. Tout trouver au même endroit, à temps.
L'homme sur le banc, la montre, la sacoche, le soupir. Le centre comme espace vécu, pas seulement acheté.
Quatre passages devant la même boutique, puis le demi-tour. L'exploration comme comportement universel.
Crème glacée, accident, récupération, sourire. Le plaisir imprévu au cœur de la visite.
Chapitre 03 · La grammaire caméra
Une caméra qui regarde comme une machine, mais qui comprend comme un humain. Voici les huit plans signature que nous utiliserons, référencés directement chez Wes Anderson — cliquez sur un plan pour zapper d'une référence à l'autre. Plus bas, les inspirations de look qui donnent le ton.
Inspirations de look
Chapitre 04 · Couleur & stylisme
Lumière directe, propre et légèrement contrastée, qui assume les couleurs saturées du territoire. Les quatre duos de la plateforme s'incarnent dans la garde-robe des comédiens, les couples subtilement assortis, les piles graphiques et les vitrines frontales. Les matières doivent presque s'entendre : laine, papier, denim, carton, crème glacée.
La réalisation
On travaille à partir d'actions concrètes plutôt que d'intentions psychologiques : les personnages essaient réellement un jeans, attendent réellement quelqu'un, tentent réellement de sauver une pile. Le comique appartient au cadre, au montage et à la durée du regard. On cherche les micro-réactions — une demi-seconde d'hésitation, un soupir retenu, une fierté minuscule — avec une distribution inclusive et locale, représentative des visiteurs réels. On rit avec les personnages, jamais d'eux.
Chaque lieu du centre est traité comme une scène : vitrines frontales, piles impeccables, couloirs avec lignes de fuite claires, bancs isolés. Au milieu de cette géométrie, nos personnages hésitent, touchent, accumulent, rebroussent chemin. Noirs denses et blancs nets pour une présence presque photographique; l'éclairage existant des boutiques est harmonisé pour éviter l'effet fluorescent disparate.
Caméra en résolution ouverte avec guides 16:9, 9:16 et 1:1 au moniteur; variantes centrées dédiées au vertical pour les mouvements latéraux; plates propres et holds pour les supers et les localisations. Le sujet principal demeure dans une zone centrale sécuritaire : chaque plan conserve son gag en 9:16. Un photographe capte les tableaux principaux dans la même lumière pour l'affichage et le social statique.
Le son ne meuble pas : il isole, amplifie et ponctue. Microsons amplifiés — froissement de sac, glissement de cintre, tissu qu'on caresse, semelle sur le plancher — pour créer une bulle d'intimité autour de chaque personnage. Le silence juste avant un regard ou une chute laisse le gag respirer. Par-dessus, une trame « dramedy » légère : cordes pincées, petites percussions, motifs curieux, jamais cartoon. Un motif récurrent de trois notes devient la signature sonore de la campagne.
Adaptation locale
La mécanique reste universelle; le territoire d'exploration change. Les scripts sont écrits de façon modulaire : on peut remplacer une scène par un insight local, saisonnier ou événementiel sans toucher à la grammaire.
Tempo légèrement plus rapide. Escaliers mécaniques, food hall, vitrines mode, rencontres croisées. Casting plus cosmopolite et scènes resserrées.
Présence familiale et logique one-stop-shop. Couloirs plus larges, bancs, commerces de service et relations de proximité. Accent sur la familiarité : le conseiller, le rituel, la visite qui fait partie de la semaine.
Formule éditoriale : situation vécue + exploration en centre = satisfaction. Même caméra observatrice, même précision du jeu, même crescendo sonore, même signature finale.
Le moodboard
Notre cible visuelle, en mouvement : symétrie théâtrale, pastels assumés, compositions au millimètre. Le moodboard qui guidera chaque plan de la campagne.







La barre est haute. C'est exactement là qu'on vise.
Livrables
Tous les livrables incluent les masters finaux, les fichiers proxy de validation et les déclinaisons d'export selon les placements convenus (Meta, YouTube/Google, Radio-Canada, Bell Média, Propulso, Pelmorex, affichage numérique en centre). Trois rondes de révisions client incluses. La structure finale des cuts est convenue en pré-production avec l'agence et l'équipe MACH.
Répartition budgétaire
Services inclus
Devis final
Nos valeurs
L'équipe KOLOC
Koloc, c'est un lieu où les idées prennent leur temps. Où on observe, on échange, on teste, on recommence. On croit à la force du collectif, aux différences qui s'additionnent, et à l'importance de créer dans un climat sain, ouvert et sincère. La culture, chez nous, ce n'est pas un mot accroché au mur : c'est ce qu'on vit au quotidien, sur les plateaux comme au bureau.
Créer avec intention. Travailler avec des humains. Et aimer profondément ce qu'on fait.